" L'acteur doit être capable de changer du tout au tout
dans les cinq secondes.
Or on transporte avec soi, dans le corps, comme
une espèce d'armure, la trace de nos habitudes
musculaires, et ceci fait obstacle à toute
transformation, même si le travail intérieur est tenté.
Il s'agit donc de rendre le corps disponible
à cette transformation.
Paradoxalement, c'est au moment ou nous réussissons
cette transformation dans un acte réellement créatif
que nous réussissons à être le mieux nous-même,
parce que justement on ne peut vraiment se transformer
qu'à condition de s'être trouvé:
se trouvé pour se perdre, c'est le don créatif.
Lorsque cette vraie transformation a effectivement
lieu sur scène, alors peu importe l'élévation ou non
de ce qui est représenté sur scène, car le public dans les cinq secondes.
Or on transporte avec soi, dans le corps, comme
une espèce d'armure, la trace de nos habitudes
musculaires, et ceci fait obstacle à toute
transformation, même si le travail intérieur est tenté.
Il s'agit donc de rendre le corps disponible
à cette transformation.
Paradoxalement, c'est au moment ou nous réussissons
cette transformation dans un acte réellement créatif
que nous réussissons à être le mieux nous-même,
parce que justement on ne peut vraiment se transformer
qu'à condition de s'être trouvé:
se trouvé pour se perdre, c'est le don créatif.
Lorsque cette vraie transformation a effectivement
lieu sur scène, alors peu importe l'élévation ou non
en conçoit, à travers la qualité du jeu, une sorte d'illumination:
c'est comme si le rideau se levait aussi dans l'esprit du public. "
Susan Strasberg


